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Exercice 1 (3 points)
Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé direct (O,i,j,k), on considère les points A(0,1,4), B(2,1,2), C(2,5,0) et Ω(3,4,4).
1.a) Montrer que AB∧AC=4(2i+j+2k).
1.b) En déduire l'aire du triangle ABC et la distance d(B,(AC)).
2) Soit D le milieu du segment [AC].
2.a) Vérifier que DΩ=41(AB∧AC).
2.b) En déduire que d(Ω,(ABC))=3.
3) Soit (S) la sphère d'équation x2+y2+z2−6x−8y−8z+32=0.
3.a) Déterminer le centre et le rayon de la sphère (S).
3.b) Montrer que le plan (ABC) est tangent à la sphère (S) en un point que l'on déterminera.
4) Soient (Q1) et (Q2) les deux plans parallèles à (ABC) tels que chacun d'eux coupe (S) suivant un cercle de rayon 5. Déterminer une équation cartésienne pour chacun des deux plans (Q1) et (Q2).
A=21∥AB∧AC∥=2182+42+82=21144=6. [2pt] Comme A=21AC⋅d(B,(AC)) et AC=4+16+16=6 :
d(B,(AC))=AC2A=AC∥AB∧AC∥=612=2.
2)D milieu de [AC].
2.a)Vérifier DΩ=41(AB∧AC).
D=(20+2,21+5,24+0)=(1,3,2), donc DΩ=(2,1,2)=41(8,4,8)=41(AB∧AC).
2.b)En déduire d(Ω,(ABC))=3.
DΩ est colinéaire au vecteur normal AB∧AC, donc (DΩ)⊥(ABC) ; comme D∈(ABC), le projeté de Ω est D.
⇒ d(Ω,(ABC))=DΩ=4+1+4=3.
3)(S):x2+y2+z2−6x−8y−8z+32=0.
3.a)Centre et rayon.
(x−3)2+(y−4)2+(z−4)2=9+16+16−32=9.
⇒ Centre Ω(3,4,4), rayon R=3.
3.b)Montrer que (ABC) est tangent à (S).
d(Ω,(ABC))=3=R : tangence. Le point de contact est le projeté de Ω, soit D.
⇒ (ABC) est tangent à (S) au point D(1,3,2).
4)Plans (Q1),(Q2)∥(ABC) coupant (S) selon un cercle de rayon 5.
Méthode
Le plan (ABC) a pour normal (2,1,2) ; un plan parallèle s'écrit 2x+y+2z+d=0. Un tel plan coupe
(S) selon un cercle de rayon r tel que d(Ω,plan)=R2−r2.
R2−r2=9−5=2, et d(Ω,plan)=3∣2⋅3+4+2⋅4+d∣=3∣18+d∣. Donc
3∣18+d∣=2⟺∣18+d∣=6⟺d=−12oud=−24.
⇒ (Q1):2x+y+2z−12=0 et (Q2):2x+y+2z−24=0.
Exercice 2 (3 points)
Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v), on considère les points A,B,C,D d'affixes respectives :
a=2+i2,b=1+2+i,c=bˉetd=2i
1) Écrire le nombre complexe a sous forme trigonométrique.
2.a) Vérifier que b−d=c.
2.b) Montrer que (2+1)(b−a)=b−d et en déduire que les points A, B et D sont alignés.
3.a) Vérifier que ac=2b.
3.b) En déduire que 2arg(b)≡4π(mod2π).
4) Soit R la rotation de centre O et d'angle 4π qui transforme chaque point M d'affixe z en un point M′ d'affixe z′.
4.a) Montrer que z′=21az.
4.b) En déduire que R(C)=B et que R(A)=D.
4.c) Montrer que c−ab−a=(22−1)a, puis en déduire une mesure de l'angle (AC,AB).
Corrigé
a=2+i2, b=1+2+i, c=bˉ=1+2−i, d=2i.
Remarque
L'énoncé écrit a=2+i2, ce qui rend l'exercice incohérent (pas de forme trigonométrique simple,
ac=2b, et 21a n'a pas pour module 1). La valeur correcte est a=2+i2=2eiπ/4,
avec laquelle tout l'exercice se résout. C'est elle qui est utilisée ici.
1)Forme trigonométrique de a.
∣a∣=2+2=2, et a=2(22+i22).
⇒ a=2(cos4π+isin4π)=2eiπ/4.
2.a)Vérifier b−d=c.
b−d=(1+2+i)−2i=1+2−i=bˉ=c. ✓
2.b)Montrer (2+1)(b−a)=b−d ; en déduire l'alignement de A,B,D.
b−a=(1+2+i)−(2+i2)=1+i(1−2), donc
(2+1)(b−a)=(2+1)+i(2+1)(1−2)=(2+1)−i=b−d.
Ainsi DB=(2+1)AB : les vecteurs AB et DB sont colinéaires.
⇒ Les points A, B et D sont alignés.
3.a)Vérifier ac=2b.
ac=(2+i2)(1+2−i)=(2+22)+2i=2(1+2+i)=2b.✓
3.b)En déduire 2arg(b)≡4π(mod2π).
arg(ac)=arg(2b)=arg(b). Or arg(ac)=arg(a)+arg(c)=arg(a)−arg(b) (car c=bˉ). Donc arg(a)−arg(b)=arg(b), soit arg(a)=2arg(b). Comme arg(a)=4π :
⇒ 2arg(b)≡4π(mod2π).
4)R rotation de centre O, angle 4π.
4.a)Montrer z′=21az.
Rappel
Rotation de centre O, angle θ : z′=eiθz.
21a=21(2+i2)=22+i22=eiπ/4, donc z′=eiπ/4z=21az.
4.b)En déduire R(C)=B et R(A)=D.
R(C) : z′=21ac=21(ac)=21(2b)=b, donc R(C)=B. R(A) : z′=21aa=21a2 ; or a2=(2+i2)2=2+4i−2=4i, donc z′=2i=d.
⇒ R(C)=B et R(A)=D.
4.c)Montrer c−ab−a=(22−1)a, puis l'angle (AC,AB).
b−a=1+i(1−2) et c−a=1−i(1+2). En multipliant par la quantité conjuguée du dénominateur :
L'énoncé propose le coefficient 22−1 ; le calcul exact donne 22−1. Dans les
deux cas c'est un réel positif, donc l'angle vaut bien arg(a)=4π.
Exercice 3 (3 points)
Une urne U1 contient six boules portant les nombres : 0,0,1,1,1,2 et une urne U2 contient cinq boules portant les nombres : 1,1,1,2,2.
On tire au hasard une boule de l'urne U1 et on note le nombre a qu'elle porte, puis on la met dans l'urne U2. Ensuite, on tire une boule de l'urne U2 et on note le nombre b qu'elle porte.
On considère les événements suivants :
[label=•]
A : « la boule tirée de l'urne U1 porte le nombre 1 ».
B : « le produit ab est égal à 2 ».
1.a) Calculer p(A).
1.b) Montrer que p(B)=41.
2) Calculer p(A∣B), la probabilité de l'événement A sachant que l'événement B est réalisé.
3) Soit X la variable aléatoire qui associe à chaque résultat de l'expérience le produit ab.
3.a) Montrer que p(X=0)=31.
3.b) Dresser la loi de probabilité de X (les valeurs prises par X sont 0,1,2,4).
3.c) On considère les événements : [label=•]
M : « le produit ab est pair non nul ».
N : « le produit ab est égal à 1 ». Montrer que les événements M et N sont équiprobables.
Corrigé
U1:{0,0,1,1,1,2} ; U2:{1,1,1,2,2}. On tire a dans U1, on le place dans U2 (qui compte alors 6 boules), puis on tire b dans U2.
1.a)Calculer p(A) (A : la boule de U1 porte 1).
U1 contient trois 1 : p(A)=63=21.
1.b)Montrer p(B)=41 (B : ab=2).
ab=2 se réalise par (a=1,b=2) ou (a=2,b=1). Avec la loi des probabilités totales :
3.c)Montrer que M (« ab pair non nul ») et N (« ab=1 ») sont équiprobables.
p(M)=p(X=2)+p(X=4)=41+121=31 et p(N)=p(X=1)=31.
⇒ p(M)=p(N)=31 : M et N sont équiprobables.
Problème (11 points)
On considère la fonction numérique f définie sur ]0,+∞[ par :
f(x)=2−x2+(1−lnx)2
Soit (Cf) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,i,j) (unité : 1cm).
1.a) Vérifier que pour tout x∈]0,+∞[ : f(x)=x3x−2−2xlnx+x(lnx)2.
1.b) Montrer que x→0+limx(lnx)2=0 et que x→0+limxlnx=0 (on pourra poser t=x).
1.c) En déduire que x→0+limf(x)=−∞, puis donner une interprétation géométrique.
1.d) Calculer x→+∞limf(x), puis montrer que la courbe (Cf) admet une branche parabolique de direction l'axe des abscisses au voisinage de +∞.
2) Montrer que pour tout x∈]0,+∞[ : f′(x)=x22(1−x+xlnx).
3) En exploitant le tableau de variations ci-dessous de la fonction dérivée f′ de f sur ]0,+∞[ (où f′(β)≈4.9 et β≈4.9) : \begin{center} [Figure — voir le PDF] \end{center}
3.a) Prouver que f est strictement croissante sur ]0,+∞[, puis dresser le tableau de variations de f.
3.b) Donner le tableau de signes de la dérivée seconde f′′ de la fonction f sur ]0,+∞[.
3.c) En déduire la concavité de la courbe (Cf) en précisant les abscisses de ses deux points d'inflexion.
4) La courbe (Cg) ci-contre est la représentation graphique de la fonction g(x)=f(x)−x qui s'annule en α≈0.3 et 1. Soit (Δ) la droite d'équation y=x.
4.a) À partir de la courbe (Cg), déterminer le signe de la fonction g sur ]0,+∞[.
4.b) En déduire que la droite (Δ) est en dessous de (Cf) sur l'intervalle [α,1] et au-dessus de (Cf) sur ]0,α] et [1,+∞[.
[Figure — voir le PDF]
5) Construire la courbe (Cf) et la droite (Δ) dans le repère (O,i,j) (on prendra α≈0.3, β≈4.9 et f(β)≈1.9).
6.a) Vérifier que la fonction x↦2x−xlnx est une primitive de la fonction x↦1−lnx sur [α,1].
6.b) En utilisant une intégration par parties, montrer que ∫α1(1−lnx)2dx=5(1−α)+α(4−lnα)lnα.
6.c) En déduire en fonction de α l'aire de la partie du plan délimitée par la courbe (Cf), l'axe des abscisses, et les droites x=α et x=1.
7) Soit la suite numérique (un) définie par u0∈]α,1[ et la relation un+1=f(un) pour tout n∈N.
7.a) Montrer par récurrence que α<un<1 pour tout n∈N.
7.b) Montrer que la suite (un) est croissante (on pourra utiliser la question 4-b).
7.c) En déduire que la suite (un) est convergente et calculer sa limite.
Corrigé
f(x)=2−x2+(1−lnx)2 sur ]0,+∞[ (unité 1 cm).
1.a)Vérifier f(x)=x3x−2−2xlnx+x(lnx)2.
(1−lnx)2=1−2lnx+(lnx)2, donc f(x)=3−x2−2lnx+(lnx)2. En réduisant au dénominateur x :
f(x)=x3x−2−2xlnx+x(lnx)2.
1.b)Montrer x→0+limx(lnx)2=0 et x→0+limxlnx=0.
On pose t=x (t→0+). Alors xlnx=t2⋅2lnt=2t(tlnt)→0, et x(lnx)2=t2(2lnt)2=4(tlnt)2→0 (car tlnt→0).
1.c)En déduire x→0+limf(x)=−∞ et interpréter.
Avec la forme de 1.a, le numérateur tend vers 3⋅0−2−2⋅0+0=−2 et le dénominateur vers 0+ :
x→0+limf(x)=−∞.
⇒ La droite x=0 (axe des ordonnées) est asymptote verticale à (Cf).
1.d)x→+∞limf(x) et branche infinie.
(1−lnx)2→+∞ et −x2→0, donc x→+∞limf(x)=+∞. De plus
xf(x)=x2−x22+x(1−lnx)2x→+∞0.
⇒ (Cf) admet une branche parabolique de direction l'axe des abscisses en +∞.
3) D'après le tableau de variations fourni de f′ (avec f′(1)=0, f′(β)≈4,9, β≈4,9) :
3.a)Prouver que f est strictement croissante, puis dresser son tableau de variations.
Le tableau de f′ montre que f′ passe par un minimum nul en x=1 et tend vers 0 en +∞ en restant positive : ainsi f′(x)≥0 sur ]0,+∞[ (nulle seulement en x=1). De plus f(1)=2−2+1=1.
\begin{center}
\end{center} (f est strictement croissante ; tangente horizontale au point (1;1) car f′(1)=0.)
3.b)Tableau de signes de f′′.
f′′=(f′)′ : d'après le tableau de f′, f′ décroît sur ]0,1[, croît sur ]1,β[, décroît sur ]β,+∞[. Donc :
\begin{center}
\end{center}
3.c)Concavité et points d'inflexion.
Le signe de f′′ donne :
⇒ (Cf) est concave sur ]0,1[ et ]β,+∞[, convexe sur ]1,β[ ; deux points d'inflexion d'abscisses 1 et β.
4)(Cg)fournie : g(x)=f(x)−x, s'annulant en α≈0,3 et en 1 ; (Δ):y=x.
4.a)Signe de g (lecture de (Cg)).
⇒ g(x)<0 sur ]0,α[, g(x)>0 sur ]α,1[, g(x)<0 sur ]1,+∞[.
4.b)Position de (Δ) par rapport à (Cf).
g(x)=f(x)−x, donc le signe de g donne la position :
⇒ (Δ) est en dessous de (Cf) sur [α,1] (où g>0), et au-dessus sur ]0,α] et [1,+∞[ (où g<0).
5)Construire (Cf) et (Δ) (α≈0,3, β≈4,9, f(β)≈1,9).
\begin{center}
\end{center}
6.a)Vérifier que x↦2x−xlnx est une primitive de x↦1−lnx.
(2x−xlnx)′=2−(lnx+1)=1−lnx.✓
6.b)Montrer ∫α1(1−lnx)2dx=5(1−α)+α(4−lnα)lnα.
Méthode
IPP avec u=(1−lnx)2, v′=1 : u′=−x2(1−lnx), v=x. Apparaît alors ∫(1−lnx)dx,
dont une primitive est 2x−xlnx (question a).
Initialisation.u0∈]α,1[ : vrai. [2pt] Hérédité. Si α<un<1, alors par croissance de f : f(α)<f(un)<f(1). Or f(α)=α (car g(α)=0) et f(1)=1, donc α<un+1<1.
⇒ Pour tout n∈N, α<un<1.
7.b)Montrer que (un) est croissante.
un+1−un=f(un)−un=g(un). Comme un∈]α,1[ et que g>0 sur cet intervalle (4.a) :
⇒ un+1−un>0 : la suite (un) est croissante.
7.c)En déduire la convergence et la limite.
(un) est croissante et majorée par 1, donc converge vers ℓ∈]α,1]. Par continuité, ℓ=f(ℓ), donc g(ℓ)=0, soit ℓ∈{α,1}. Comme un>α, ℓ>α.