1) Dans l'ensemble des nombres complexes C, on considère l'équation :
(E):z2−2(6+2)z+16=0
1.a) Vérifier que le discriminant de l'équation (E) est Δ=−4(6−2)2.
1.b) En déduire les solutions de l'équation (E).
2) Soient les nombres complexes a=(6+2)+i(6−2), b=1+i3 et c=2+i2.
2.a) Vérifier que bcˉ=a, puis en déduire que ac=4b.
2.b) Écrire les nombres complexes b et c sous forme trigonométrique.
2.c) En déduire que a=4(cos12π+isin12π).
3) Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v), on considère les points B, C et D d'affixes respectives b, c et d=a4. Soit R la rotation de centre O et d'angle 12π.
3.a) Pour tout point M d'affixe z, vérifier que l'affixe z′ de son image M′ par R est z′=41az.
3.b) Déterminer l'image du point C par la rotation R.
3.c) Déterminer la nature du triangle OBC.
3.d) Montrer que a4=128b, puis en déduire que les points O, B et D sont alignés.
On considère la fonction numérique f définie sur R par :
f(x)=−x+25−21ex−2(ex−2−4)
Soit (Cf) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,i,j) (unité : 2cm).
1) Montrer que x→−∞limf(x)=+∞ et x→+∞limf(x)=−∞.
2.a) Démontrer que la droite (Δ) d'équation y=−x+25 est asymptote à la courbe (Cf) au voisinage de −∞.
2.b) Résoudre l'équation ex−2−4=0, puis montrer que la courbe (Cf) est au-dessus de (Δ) sur l'intervalle ]−∞,2+ln4] et en-dessous de (Δ) sur [2+ln4,+∞[.
3) Montrer que x→+∞limxf(x)=−∞, puis interpréter géométriquement le résultat.
4.a) Montrer que pour tout x∈R, f′(x)=−(ex−2−1)2.
4.b) Dresser le tableau de variations de la fonction f.
5) Calculer f′′(x) pour tout x∈R, puis montrer que A(2,2) est un point d'inflexion de (Cf).
6) Montrer que l'équation f(x)=0 admet une solution unique α telle que 2+ln3<α<2+ln4.
7) Construire (Δ) et (Cf) dans le repère (O,i,j) (on prendra ln2≈0.7 et ln3≈1.1).
8.a) Montrer que la fonction f admet une fonction réciproque f−1 définie sur R.
8.b) Construire dans le même repère la courbe représentative de la fonction f−1 (remarquer que la droite (Δ) est perpendiculaire à la première bissectrice).
8.c) Calculer (f−1)′(2−ln3) (remarquer que f−1(2−ln3)=2+ln3).
Corrigé
f(x)=−x+25−21ex−2(ex−2−4) sur R. On développe (utile pour les calculs) :
f(x)=−x+25−21e2x−4+2ex−2.
1)Montrer x→−∞limf(x)=+∞ et x→+∞limf(x)=−∞.
En −∞ : ex−2→0 et e2x−4→0, donc f(x)→−x+25→+∞ (car −x→+∞).
La parenthèse →−21 et e2x−4→+∞, donc le produit →−∞ :
x→+∞limf(x)=−∞.
2.a)Montrer que (Δ):y=−x+25 est asymptote à (Cf) en −∞.
f(x)−(−x+25)=−21ex−2(ex−2−4)x→−∞0(car ex−2→0).
⇒ La droite (Δ):y=−x+25 est asymptote à (Cf) au voisinage de −∞.
2.b)Résoudre ex−2−4=0 et position de (Cf) par rapport à (Δ).
ex−2−4=0⟺ex−2=4⟺x−2=ln4⟺x=2+ln4.
Le signe de f(x)−(−x+25)=−21ex−2(ex−2−4) est celui de −(ex−2−4)
(car ex−2>0) :
[leftmargin=1.6em,itemsep=1pt,topsep=2pt]
si x≤2+ln4 : ex−2−4≤0, donc f(x)−y≥0 : (Cf)au-dessus de (Δ) ;
si x≥2+ln4 : ex−2−4≥0, donc f(x)−y≤0 : (Cf)en-dessous de (Δ). ((Cf) et (Δ) se croisent en x=2+ln4.)
3)Montrer x→+∞limxf(x)=−∞ et interpréter.
xf(x)=−1+2x5−2xe2x−4+x2ex−2.
En +∞, 2xe2x−4→+∞ (l'exponentielle l'emporte) et domine les autres termes, donc
xf(x)→−∞.
⇒ (Cf) admet une branche parabolique de direction l'axe des ordonnées en +∞.
4.a)Montrer que f′(x)=−(ex−2−1)2.
f′(x)=−1−21(2e2x−4−4ex−2)=−1−e2x−4+2ex−2.
On reconnaît une identité remarquable :
−(ex−2−1)2=−(e2x−4−2ex−2+1)=−e2x−4+2ex−2−1=f′(x).
⇒ f′(x)=−(ex−2−1)2.
4.b)Tableau de variations de f.
Pour tout x, (ex−2−1)2≥0, donc f′(x)≤0 : f est strictement décroissante sur R. Avec −∞limf=+∞ et +∞limf=−∞, et le point f(2)=2 (voir question 5) :
\begin{center}
\end{center}
Remarque
f′(2)=0 : la tangente en A(2,2) est horizontale, mais f′ ne change pas de signe, donc freste strictement décroissante (A est un point d'inflexion, voir question 5).
5)Calculer f′′(x) et montrer que A(2,2) est un point d'inflexion.
f′′(x)=(−(ex−2−1)2)′=−2(ex−2−1)⋅ex−2.
Rappel
Point d'inflexion : f′′ s'annule en changeant de signe.
Comme ex−2>0, le signe de f′′(x) est celui de −(ex−2−1) :
f′′(x)=0⟺ex−2=1⟺x=2,
avec f′′>0 pour x<2 et f′′<0 pour x>2 (changement de signe). Ordonnée :
6)Montrer que f(x)=0 admet une unique solution α avec 2+ln3<α<2+ln4.
f est continue et strictement décroissante sur R, avec −∞limf=+∞ et +∞limf=−∞ : elle réalise une bijection de R sur R. Comme 0∈R, l'équation f(x)=0 a une unique solution α. De plus :
Comme f(2+ln3) et f(2+ln4) sont de signes contraires :
⇒ 2+ln3<α<2+ln4.
7) \textit{Construire (Δ), (Cf) puis (Cf−1).}
Repères : asymptote (Δ):y=−x+25 ; inflexion A(2,2) ; (Cf) au-dessus de (Δ) avant x=2+ln4, en-dessous après. La courbe de f−1 est le symétrique de (Cf) par rapport à la droite y=x (et (Δ), perpendiculaire à y=x, est sa propre symétrique : elle est aussi asymptote à (Cf−1)).
\begin{center}
\end{center}
8.a)Montrer que f admet une réciproque f−1 définie sur R.
f est continue et strictement décroissante sur R ; elle réalise une bijection de R sur f(R)=R.
⇒ f admet une fonction réciproque f−1 définie sur R.
8.b) \textit{Construire (Cf−1).}
C'est le symétrique de (Cf) par rapport à la droite y=x — tracé ci-dessus (courbe verte).