1.b)Montrer par récurrence que 2≤un≤4 pour tout n∈N.
Initialisation.u0=4, donc 2≤u0≤4. Vrai au rang 0. [2pt] Hérédité. Supposons 2≤un≤4. Alors 3≤1+un≤5, donc en passant aux inverses (fonction décroissante) :
On factorise le numérateur : −un2+3un−2=−(un2−3un+2)=−(un−1)(un−2)=(un−1)(2−un).
⇒ un+1−un=1+un(un−1)(2−un).
2.b)Montrer que (un) est décroissante, et en déduire qu'elle converge.
D'après la question 1.b, 2≤un≤4, donc :
un−1≥1>0,2−un≤0,1+un>0.
Le quotient 1+un(un−1)(2−un) est donc ≤0 : la suite (un) est décroissante. Étant de plus minorée par 2, elle converge (théorème de la limite monotone).
3) Soit vn=1−un2−un pour tout n∈N.
3.a)Montrer que (vn) est géométrique de raison q=32.
Méthode
On calcule vn+1=1−un+12−un+1 en remplaçant un+1=1+un4un−2,
et on cherche à faire apparaître vn en facteur.
Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé direct (O,i,j,k), on considère les points A(−1,0,−1) et B(1,2,−1), le plan (P) passant par A et de vecteur normal n(2,−2,1), et la sphère (S) de centre Ω(2,−1,0) et de rayon R=5.
1) Montrer que 2x−2y+z+3=0 est une équation cartésienne du plan (P).
2) Déterminer une équation cartésienne de la sphère (S).
3.a) Vérifier que la distance du point Ω au plan (P) est d(Ω,(P))=3.
3.b) En déduire que le plan (P) coupe la sphère (S) suivant un cercle (Γ) de rayon r à déterminer.
4.a) Déterminer une représentation paramétrique de la droite (Δ) passant par Ω et perpendiculaire au plan (P).
4.b) Montrer que le point H(0,1,−1) est le centre du cercle (Γ).
4.c) Montrer que la droite (Δ) est la médiatrice du segment [AB].
Corrigé
Points A(−1,0,−1) et B(1,2,−1). Plan (P) passant par A, de vecteur normal n(2,−2,1). Sphère (S) de centre Ω(2,−1,0) et de rayon R=5.
1)Montrer que (P):2x−2y+z+3=0.
Rappel
Un plan de vecteur normal n(a,b,c) a une équation ax+by+cz+d=0 ;
on trouve d en écrivant qu'un point connu appartient au plan.
(P):2x−2y+z+d=0. Comme A(−1,0,−1)∈(P) :
2(−1)−2(0)+(−1)+d=0⟹−3+d=0⟹d=3.
⇒ (P):2x−2y+z+3=0.
2)Équation cartésienne de la sphère (S).
Rappel
Sphère de centre Ω(x0,y0,z0) et rayon R :
(x−x0)2+(y−y0)2+(z−z0)2=R2.
3.b)En déduire que (P) coupe (S) selon un cercle (Γ) de rayon r.
Rappel
Si d<R, le plan coupe la sphère selon un cercle de rayon r=R2−d2
(Pythagore : R2=d2+r2).
Ici d=3<R=5, donc le cercle existe et
r=R2−d2=25−9=16=4.
4.a)Représentation paramétrique de (Δ) par Ω, perpendiculaire à (P).
(Δ)⊥(P), donc (Δ) a pour vecteur directeur n(2,−2,1). Passant par Ω(2,−1,0) :
⎩⎨⎧x=2+2ty=−1−2tz=t(t∈R).
4.b)Montrer que H(0,1,−1) est le centre de (Γ).
Méthode
Le centre de (Γ) est le projeté orthogonal de Ω sur (P) : c'est l'intersection
de (Δ) et de (P). On injecte la paramétrisation de (Δ) dans l'équation de (P).
2(2+2t)−2(−1−2t)+t+3=0⟹9t+9=0⟹t=−1.
En reportant t=−1 : x=0, y=1, z=−1.
⇒ Le centre de (Γ) est H(0,1,−1).
4.c)Montrer que (Δ) est la médiatrice du segment [AB].
Milieu de [AB] : (2−1+1,20+2,2−1−1)=(0,1,−1)=H : (Δ) passe par le milieu de [AB]. De plus AB(2,2,0), et le vecteur directeur de (Δ) est n(2,−2,1) :
AB⋅n=2(2)+2(−2)+0(1)=0⟹(Δ)⊥(AB).
⇒ (Δ) passe par le milieu de [AB] et lui est perpendiculaire : c'est la médiatrice de [AB].
Exercice 3 (4 points)
Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v), on considère les points A et B d'affixes respectives :
a=3(1−i)etb=2+3+i
1) Vérifier que ∣a∣=6 et que arg(a)≡−4π(mod2π).
2.a) Montrer que ab=33+1eiπ/3.
2.b) En déduire une forme trigonométrique du nombre complexe b, puis vérifier que b24 est un nombre réel.
3) Soit R la rotation de centre O et d'angle 6π qui transforme chaque point M d'affixe z en un point M′ d'affixe z′. On pose R(B)=B′, R(A)=A′ et R(A′)=A′′.
3.a) Vérifier que z′=21(3+i)z et que arg(a′)≡−12π(mod2π), où a′ est l'affixe du point A′.
3.b) Montrer que l'affixe du point A′′ est a′′=6eiπ/12 et en déduire que les points O, A′′ et B sont alignés.
3.c) Montrer que b′, l'affixe du point B′, vérifie b′=33+3ia.
3.d) En déduire que le triangle OAB′ est rectangle en O.
L'énoncé écrit ab=33+1eiπ/3. Or le module vaut
ab=∣a∣∣b∣=68+43=33+1≈1,58,
pas33+1≈0,91. Il s'agit d'une coquille : le dénominateur doit être
3 (et non 3), soit 33+1=33+3.
2.b)En déduire une forme trigonométrique de b, puis vérifier que b24∈R.
L'énoncé écrit b′=33+3a : il manque le facteur i. C'est lui qui rend le
quotient ab′imaginaire pur, condition nécessaire pour la question suivante
(triangle rectangle en O) ; sans le i, on aurait O, A, B′ alignés.
3.d)En déduire que le triangle OAB′ est rectangle en O.
D'après la question précédente, ab′=33+3i est un imaginaire pur, donc
arg(ab′)=(OA,OB′)≡2π(modπ).
⇒ L'angle en O est droit : le triangle OAB′ est rectangle en O.
Exercice 4 (2 points)
Une urne contient sept boules indiscernables au toucher : quatre boules portant le numéro 1, deux boules portant le numéro 2, et une boule portant le numéro 3.
On tire simultanément au hasard deux boules de cette urne.
1) Montrer que p(A)=31, où A est l'événement « les deux boules tirées portent le même numéro ».
2) Montrer que p(B)=215, où B est l'événement « la somme des numéros des boules tirées est égale à 4 ».
3) Calculer p(A∩B).
4) Les événements A et B sont-ils indépendants ? Justifier.
Corrigé
Urne : quatre boules « 1 », deux boules « 2 », une boule « 3 » (7 boules). On tire simultanément2 boules : (27)=27×6=21 tirages équiprobables.
1)Montrer que p(A)=31 (A : « même numéro »).
Deux boules de même numéro : deux « 1 » ou deux « 2 » (impossible pour « 3 », une seule) :
p(A)=21(24)+(22)=216+1=217=31.
2)Montrer que p(B)=215 (B : « somme =4 »).
Somme 4 : {1,3}ou{2,2} :
p(B)=21(14)(11)+(22)=214×1+1=215.
3)Calculer p(A∩B).
A∩B : « même numéro et somme 4 » ={2,2} uniquement :
p(A∩B)=21(22)=211.
4)A et B sont-ils indépendants ?
p(A)×p(B)=31×215=635,p(A∩B)=211=633.
Comme 633=635, on a p(A∩B)=p(A)p(B).
⇒ Les événements A et B ne sont pas indépendants.
Problème (8 points)
Partie I
On considère les deux fonctions u et v définies sur R par u(x)=ex et v(x)=x.
1) Tracer dans un même repère orthonormé les courbes (Cu) et (Cv) des fonctions u et v.
2) Justifier graphiquement que ex−x>0 pour tout x∈R.
3) Calculer l'aire de la partie du plan délimitée par la courbe (Cu), la courbe (Cv) et les droites d'équations x=0 et x=1.
Partie II On considère la fonction numérique f définie sur R par f(x)=x+1−ln(ex−x). Soit (Cf) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,i,j).
1.a) Vérifier que f est définie sur R.
1.b) Montrer que pour tout x∈R : f(x)=1−ln(1−xe−x).
1.c) En déduire que x→+∞limf(x)=1, puis interpréter géométriquement ce résultat.
2.a) Calculer x→−∞limf(x).
2.b) Vérifier que pour tout x<0 : f(x)=x+1−ln(−x)−ln(1−xex).
2.c) Calculer x→−∞limxf(x) et en déduire que la courbe (Cf) admet une branche parabolique de direction la droite d'équation y=x au voisinage de −∞.
3.a) Montrer que pour tout x∈R : f′(x)=ex−x1−x.
3.b) Étudier le signe de f′(x), puis dresser le tableau de variations de f sur R.
3.c) Montrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution α dans l'intervalle ]−1,0[.
4) La courbe (Cf) ci-contre est la représentation graphique de f dans un repère orthonormé.
4.a) Justifier graphiquement que l'équation f(x)=x admet deux solutions α et β.
4.b) Montrer que eα−eβ=α−β.
[Figure — voir le PDF]
5) Soit g la restriction de f sur l'intervalle I=]−∞,1].
5.a) Montrer que g admet une fonction réciproque g−1 définie sur un intervalle J que l'on déterminera.
5.b) Vérifier que g−1 est dérivable en 1 et calculer (g−1)′(1).
Corrigé
Partie I : encadrement ex>x et aire
u(x)=ex, v(x)=x.
1)Tracer (Cu) et (Cv).
\begin{center}
\end{center}
2)Justifier graphiquement que ex−x>0 pour tout x∈R.
Sur tout l'axe, la courbe (Cu) est strictement au-dessus de la droite (Cv) : les deux ne se coupent jamais. Donc ex>x, c'est-à-dire ex−x>0 pour tout x∈R.
3)Aire délimitée par (Cu), (Cv), x=0 et x=1.
Rappel
Si g1≥g2 sur [α,β], l'aire entre les deux courbes vaut
∫αβ(g1(x)−g2(x))dx.
Quand x→+∞ : xe−x→0, donc 1−xe−x→1 et ln(1−xe−x)→0. Ainsi
x→+∞limf(x)=1−ln1=1.
⇒ La droite y=1 est asymptote horizontale à (Cf) au voisinage de +∞.
2.a)Calculer x→−∞limf(x).
Quand x→−∞ : xe−x→−∞ (car x→−∞ et e−x→+∞), donc 1−xe−x→+∞ et ln(1−xe−x)→+∞. Avec f(x)=1−ln(1−xe−x) :
x→−∞limf(x)=−∞.
2.b)Vérifier que pour x<0 : f(x)=x+1−ln(−x)−ln(1−xex).
Pour x<0, −x>0 et l'on factorise −x dans ex−x :
ex−x=−x(1−xex)⟹ln(ex−x)=ln(−x)+ln(1−xex),
d'où, en reportant dans f(x)=x+1−ln(ex−x) :
f(x)=x+1−ln(−x)−ln(1−xex).
2.c)Calculer x→−∞limxf(x) et conclure (branche parabolique).
Rappel
x→−∞limxln(−x)=0 \ et \ x→−∞limxex=0.
En divisant l'écriture précédente par x :
xf(x)=1+x1−xln(−x)−x1ln(1−xex)x→−∞1.
De plus f(x)−x=1−ln(−x)−ln(1−xex)→−∞.
⇒ xf(x)→1 et f(x)−x→−∞ : (Cf) admet une branche parabolique de direction y=x au voisinage de −∞.
3.a)Montrer que f′(x)=ex−x1−x.
Rappel
(lnw)′=ww′. Ici w(x)=ex−x, w′(x)=ex−1.
f′(x)=1−ex−xex−1=ex−x(ex−x)−(ex−1)=ex−x1−x.
⇒ f′(x)=ex−x1−x.
3.b)Signe de f′ et tableau de variations.
Comme ex−x>0, le signe de f′(x) est celui de 1−x : positif pour x<1, négatif pour x>1. Maximum en x=1 : f(1)=1+1−ln(e−1)=2−ln(e−1)≈1,46.
\begin{center}
\end{center} (La limite 1 en +∞ est atteinte « par au-dessus » : y=1 est asymptote.)
3.c)Montrer que f(x)=0 admet une unique solution α∈]−1,0[.
Sur ]−1,0[⊂]−∞,1[, f est continue et strictement croissante. De plus
f(−1)=−ln(e−1+1)≈−0,31<0,f(0)=1−ln1=1>0.
Comme 0∈]f(−1),f(0)[, le théorème des valeurs intermédiaires (version bijective) donne une unique solution.
⇒ f(x)=0 admet une unique solution α∈]−1,0[.
4)(Lecture graphique de (Cf) ci-dessous.)
\begin{center}
\end{center}
4.a)Justifier graphiquement que f(x)=x admet deux solutions α et β.
Les solutions de f(x)=x sont les abscisses des points d'intersection de (Cf) avec la première bissectrice y=x. Le graphique en montre deux, notées α≈−2,65 et β≈1,42.
Remarque
Ce α (solution de f(x)=x) n'est pas celui de la question 3.c (solution de f(x)=0,
située dans ]−1,0[) : l'énoncé réutilise la même lettre pour deux points différents.
4.b)Montrer que eα−eβ=α−β.
α et β vérifient f(x)=x, c'est-à-dire 1−ln(ex−x)=0, soit ln(ex−x)=1, donc ex−x=e. Ainsi :
eα−α=eeteβ−β=e⟹eα−α=eβ−β.
⇒ eα−eβ=α−β.
5) Soit g la restriction de f à I=]−∞,1].
5.a)Montrer que g admet une réciproque g−1 sur un intervalle J.
Sur I=]−∞,1], f est continue et strictement croissante (question 3.b) : g réalise une bijection de I vers J=g(I). Aux bornes : x→−∞limg=−∞ et g(1)=2−ln(e−1).
⇒ g admet une réciproque g−1 définie sur J=]−∞,2−ln(e−1)].
5.b)Vérifier que g−1 est dérivable en 1 et calculer (g−1)′(1).
Rappel
Si g est dérivable en x0 avec g′(x0)=0, alors g−1 est dérivable en y0=g(x0) et
(g−1)′(y0)=g′(x0)1.
On a g(0)=f(0)=1, donc g−1(1)=0. Et g′(0)=f′(0)=e0−01−0=11=1=0. Donc
g−1 est dérivable en 1 et