Une sphère de centre Ω(a,b,c) et rayon R a pour équation (x−a)2+(y−b)2+(z−c)2=R2.
Par identification : Ω(2,−1,1) et R2=5.
⇒ Ω(2,−1,1) et R=5.
3.a)Calculer d(Ω,(ABC)).
Rappel
Distance d'un point M(x0,y0,z0) au plan ax+by+cz+d=0 :
d=a2+b2+c2∣ax0+by0+cz0+d∣.
Avec le plan x+y+z+1=0 et Ω(2,−1,1) :
d(Ω,(ABC))=12+12+12∣2+(−1)+1+1∣=33=3.
(On simplifie 33=33×33=333=3.)
3.b)En déduire que (ABC) coupe (S) selon un cercle (Γ).
Rappel
On compare la distance d du centre au plan avec le rayon R :
si d<R, le plan coupe la sphère selon un cercle.
Ici d=3 et R=5. Comme 3<5, on a 3<5, donc d<R.
⇒ Le plan (ABC) coupe la sphère (S) selon un cercle (Γ).
Exercice 2 (3 points)
1) Résoudre dans l'ensemble C des nombres complexes l'équation : z2−2z+4=0.
2) Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v), on considère les points A, B, C et D d'affixes respectives a=1−i3, b=2+2i, c=3+i et d=−2+23.
2.a) Vérifier que a−d=−3(c−d).
2.b) En déduire que les points A, C et D sont alignés.
3) On considère z l'affixe d'un point M et z′ l'affixe de M′ image de M par la rotation R de centre O et d'angle −3π. Vérifier que z′=21az.
4) Soient H l'image du point B par la rotation R, h son affixe, et P le point d'affixe p tel que p=a−c.
4.a) Vérifier que h=ip.
4.b) Montrer que le triangle OHP est rectangle et isocèle en O.
Corrigé
1)Résoudre dans C : z2−2z+4=0.
Rappel
Discriminant Δ=b2−4ac. Si Δ<0, deux solutions complexes conjuguées :
z=2a−b±i∣Δ∣.
Avec a=1,b=−2,c=4 :
Δ=(−2)2−4×1×4=4−16=−12<0,∣Δ∣=12=23.
z=22±i23=1±i3.
⇒ S={1−i3;1+i3}.
2) On pose a=1−i3,b=2+2i,c=3+i,d=−2+23.
2.a)Vérifier que a−d=−3(c−d).
On calcule séparément les deux membres. [2pt] Membre de gauche :
a−d=(1−i3)−(−2+23)=1−i3+2−23=(3−23)−i3.
Membre de droite :
c−d=(3+i)−(−2+23)=(2−3)+i,
−3(c−d)=−3(2−3)−3i=(−23+3)−i3=(3−23)−i3.
Les deux membres sont égaux.
⇒ a−d=−3(c−d).
2.b)En déduire que A, C, D sont alignés.
Rappel
L'affixe du vecteur DA est zA−zD=a−d ; celle de DC est c−d.
La relation a−d=−3(c−d) s'écrit donc, en vecteurs : DA=−3DC.
Les vecteurs DA et DC sont colinéaires (l'un est multiple de l'autre).
⇒ Les points A, C et D sont alignés.
3)M′ est l'image de M par la rotation R de centre O et d'angle −3π. Vérifier z′=21az.
Rappel
Écriture complexe d'une rotation de centre O et d'angle θ : z′=eiθz.
Une urne contient dix boules indiscernables au toucher : trois vertes, six rouges et une noire.
On tire au hasard et simultanément trois boules de l'urne.
1) Montrer que p(A)=1201, où A est l'événement « Obtenir trois boules vertes », et que p(B)=407, où B est l'événement « Obtenir trois boules de même couleur ».
2) Calculer p(C), où C est l'événement « Obtenir au moins deux boules de même couleur ».
Corrigé
Une urne contient 10 boules : 3 vertes, 6 rouges, 1 noire. On tire simultanément3 boules.
Méthode
Tirage simultané de 3 boules ⇒ on choisit une partie de 3 boules,
sans ordre : il y a C103 tirages possibles, tous équiprobables.
On utilise p=nombre de cas possiblesnombre de cas favorables.
Nombre total de tirages : C103=3×2×110×9×8=120.
1)Montrer p(A)=1201 (A : « trois vertes ») et p(B)=407 (B : « trois de même couleur »).
∙Événement A : choisir 3 vertes parmi 3, soit C33=1 cas.
p(A)=C103C33=1201.
∙Événement B : « même couleur » = trois vertes ou trois rouges ou trois noires.
C33=1(vertes),C63=66×5×4=20(rouges),
C13=0(impossible : une seule noire).
Nombre de cas favorables : 1+20+0=21. Donc
p(B)=12021=407(en divisant par 3).
2)Calculer p(C), où C : « au moins deux boules de même couleur ».
Méthode
« Au moins deux de même couleur » est pénible à compter directement.
On passe par l'événement contraireC.
C : « les trois boules sont de couleurs deux à deux différentes ».
Comme il n'y a que trois couleurs (verte, rouge, noire), cela veut dire exactement
une boule de chaque couleur.
cas favorables aˋC:C31C61C11=3×6×1=18,p(C)=12018=203.
p(C)=1−p(C)=1−203=2017.
Problème (11 points)
Première partie
Soit f la fonction numérique définie sur ]0,+∞[ par :
f(x)=x+21−lnx+21(lnx)2
Soit (Cf) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,i,j) (unité : 1cm).
1) Calculer x→0+limf(x), puis interpréter le résultat géométriquement.
2.a) Vérifier que pour tout x∈]0,+∞[, f(x)=x+21+(21lnx−1)lnx.
2.b) En déduire que x→+∞limf(x)=+∞.
2.c) Montrer que pour tout x∈]0,+∞[, x(lnx)2=4(xlnx)2, puis en déduire que x→+∞limx(lnx)2=0.
2.d) Montrer que (Cf) admet au voisinage de +∞ une branche parabolique de direction asymptotique la droite (Δ) d'équation y=x.
3.a) Montrer que pour tout x∈]0,1], (x−1)+lnx≤0 et que pour tout x∈[1,+∞[, (x−1)+lnx≥0.
3.b) Montrer que pour tout x∈]0,+∞[, f′(x)=xx−1+lnx.
3.c) Dresser le tableau de variations de la fonction f.
4.a) Montrer que pour tout x∈]0,+∞[, f′′(x)=x22−lnx.
4.b) En déduire que (Cf) admet un point d'inflexion dont on déterminera les coordonnées.
5.a) Montrer que pour tout x∈]0,+∞[, f(x)−x=21(lnx−1)2, et en déduire la position relative de (Cf) et (Δ).
5.b) Construire (Δ) et (Cf) dans le même repère (O,i,j).
6.a) Montrer que la fonction H:x↦xlnx−x est une primitive de la fonction h:x↦lnx sur ]0,+∞[.
6.b) À l'aide d'une intégration par parties, montrer que ∫1e(lnx)2dx=e−2.
6.c) Calculer en cm2 l'aire du domaine plan limité par (Cf), (Δ) et les droites d'équations x=1 et x=e.
Deuxième partie Soit (un) la suite numérique définie par u0=1 et un+1=f(un) pour tout n∈N.
1.a) Montrer par récurrence que 1≤un≤e pour tout n∈N.
1.b) Montrer que la suite (un) est croissante.
1.c) En déduire que la suite (un) est convergente.
2) Calculer la limite de la suite (un).
Corrigé
On pose, sur ]0,+∞[ : f(x)=x+21−lnx+21(lnx)2, de courbe (Cf) dans un repère orthonormé (unité 1 cm).
Première partie
1)Calculer x→0+limf(x) et interpréter.
On utilise la forme factorisée f(x)=x+21+lnx(21lnx−1) (voir question 2.a). Quand x→0+ : lnx→−∞, donc 21lnx−1→−∞, et le produit lnx(21lnx−1)→(−∞)×(−∞)=+∞. Avec x→0 :
x→0+limf(x)=+∞.
⇒ La droite d'équation x=0 (l'axe des ordonnées) est asymptote verticale à (Cf).
2.a)Vérifier f(x)=x+21+(21lnx−1)lnx.
On développe le terme (21lnx−1)lnx=21(lnx)2−lnx. Donc
x+21+21(lnx)2−lnx=x+21−lnx+21(lnx)2=f(x).✓
2.b)En déduire x→+∞limf(x).
Quand x→+∞ : lnx→+∞, donc 21lnx−1→+∞ et le produit (21lnx−1)lnx→+∞. Avec x→+∞ :
x→+∞limf(x)=+∞.
2.c)Montrer x(lnx)2=4(xlnx)2, puis calculer sa limite.
Rappel
lnx=ln(x1/2)=21lnx et (x)2=x.
Croissances comparées : t→+∞limtlnt=0.
5.a)Montrer f(x)−x=21(lnx−1)2 et position de (Cf) et (Δ).
f(x)−x=21−lnx+21(lnx)2.
On reconnaît une identité remarquable : 21(lnx−1)2=21((lnx)2−2lnx+1)=21(lnx)2−lnx+21. C'est bien le même résultat :
f(x)−x=21(lnx−1)2≥0.
Comme un carré est positif, f(x)≥x pour tout x>0 : (Cf) est au-dessus de (Δ).
L'égalité f(x)−x=0 a lieu pour lnx=1, soit x=e : les deux courbes se touchent au point (e;e).
5.b)Construire (Δ) et (Cf).
\begin{center}
\end{center}
6.a)Montrer que H:x↦xlnx−x est une primitive de h:x↦lnx.
Rappel
Il suffit de vérifier que H′(x)=h(x).
(xlnx)′=1⋅lnx+x⋅x1=lnx+1, donc
H′(x)=(lnx+1)−1=lnx=h(x).
⇒ H est une primitive de h sur ]0,+∞[.
6.b)Par intégration par parties, montrer ∫1e(lnx)2dx=e−2.
Rappel
Intégration par parties : ∫abuv′=[uv]ab−∫abu′v.
On pose u(x)=(lnx)2 et v′(x)=1, d'où u′(x)=x2lnx et v(x)=x. Alors
Soit (un) définie par u0=1 et un+1=f(un) pour tout n∈N.
1.a)Montrer par récurrence que 1≤un≤e pour tout n∈N.
Méthode
Récurrence : on vérifie au rang 0 (initialisation), puis on suppose la propriété
vraie au rang n pour la démontrer au rang n+1 (hérédité).
Initialisation.u0=1, et 1≤1≤e (vrai car e≈2,72≥1). Vrai au rang 0. [2pt]
Hérédité. Supposons 1≤un≤e. D'après le tableau de variations, f est croissante
sur [1,+∞[, donc sur [1,e]. En appliquant f (qui conserve l'ordre) :
f(1)≤f(un)≤f(e).
Or f(1)=23 et f(e)=e (car f(e)−e=21(lne−1)2=21(1−1)2=0), et un+1=f(un). Donc