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Exercice 1 (3 points)
Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé direct (O,i,j,k), on considère les points A(0,0,2), B(2,0,0) et la sphère (S) de centre O et de rayon R=2.
1.a) Déterminer l'équation cartésienne de la sphère (S).
1.b) Vérifier que les points A et B appartiennent à la sphère (S).
2) Soit I le milieu du segment [AB].
2.a) Déterminer l'intersection du plan (OAB) avec la sphère (S).
2.b) Vérifier que OI⋅AB=0 puis montrer que d(O,(AB))=2.
3) On considère un point M(0,m,0) de l'espace, où m∈R.
3.a) Vérifier que AB∧AM=2mi+4j+2mk.
3.b) En déduire que mx+2y+mz−2m=0 est une équation cartésienne du plan (ABM).
3.c) Montrer que d(O,(ABM))=2m2+42∣m∣.
4) Le plan (ABM) coupe la sphère (S) suivant un cercle (Γ) de rayon r. Montrer que r=2m2+42m2+4 et en déduire que 2<r≤2 pour tout m∈R.
Corrigé
A(0,0,2), B(2,0,0) ; sphère (S) de centre O et de rayon R=2.
1.a)Équation cartésienne de (S).(S) de centre O(0,0,0) et rayon 2 : x2+y2+z2=4.
1.b)Vérifier que A,B∈(S).A : 0+0+22=4 \checkmark ; \ B : 22+0+0=4 \checkmark.
⇒ A et B appartiennent à (S).
2)I milieu de [AB], donc I=(20+2,0,22+0)=(1,0,1).
2.a)Intersection du plan (OAB) avec (S).
Les points O,A,B ont tous une ordonnée nulle : le plan (OAB) est le plan (y=0). Comme il passe par le centreO de la sphère, son intersection avec (S) est un grand cercle.
⇒ C'est le cercle de centre O et de rayon 2 contenu dans le plan (y=0).
2.b)Vérifier OI⋅AB=0, puis d(O,(AB))=2.
OI(1,0,1) et AB(2,0,−2) :
OI⋅AB=1(2)+0(0)+1(−2)=0.
Donc (OI)⊥(AB). Comme I est le milieu de [AB], OI est la perpendiculaire abaissée de O sur la droite (AB), d'où
L'énoncé écrit r=2m2+42m2+2 ; mais comme 2m2+4=2(m2+2), cette expression
se simplifie en la constante2m2+22m2+2=2, ce qui
contredirait l'encadrement demandé. Le numérateur correct est m2+4 (par exemple pour
m=0, le plan passe par O et r=R=2, et non 2).
Une urne contient six boules indiscernables au toucher :
[label=•]
Quatre boules blanches numérotées : 0,1,1,1.
Deux boules noires numérotées : 0,1. On tire au hasard et simultanément deux boules de l'urne. On considère les événements suivants : [label=•]
A : « Les deux boules tirées portent le numéro 1 ».
B : « Les deux boules tirées sont de même couleur ».
1.a) Montrer que p(A)=52.
1.b) Montrer que p(B)=157.
1.c) Les événements A et B sont-ils indépendants ? Justifier.
2) On répète l'expérience précédente trois fois de suite de manière indépendante. On considère la variable aléatoire X représentant le nombre de fois où l'événement A est réalisé.
2.a) Recopier et compléter le tableau représentant la loi de probabilité de X :
xip(X=xi)012527123
2.b) Calculer l'espérance mathématique E(X) de la variable aléatoire X.
Corrigé
Urne : 4 blanches numérotées 0,1,1,1 et 2 noires numérotées 0,1. Tirage simultané de 2 boules : (26)=15 tirages équiprobables. On note qu'il y a quatre boules portant le numéro 1 (trois blanches, une noire).
1.a)Montrer que p(A)=52 (A : les deux boules portent le n∘1).
p(A)=(26)(24)=156=52.
1.b)Montrer que p(B)=157 (B : deux boules de même couleur).
Deux blanches (C42) ou deux noires (C22) :
p(B)=15(24)+(22)=156+1=157.
1.c)A et B sont-ils indépendants ?
A∩B : deux boules de n∘1et de même couleur. Les n∘1 de même couleur ne peuvent être que les trois blanches (la seule noire « 1 » ne peut former une paire) :
p(A∩B)=15(23)=153=51.
Or p(A)p(B)=52⋅157=7514, tandis que p(A∩B)=51=7515.
⇒ p(A∩B)=p(A)p(B) : les événements A et B ne sont pas indépendants.
2) On répète l'expérience 3 fois de façon indépendante ; X= nombre de réalisations de A.
2.a)Loi de probabilité de X.
Rappel
X suit la loi binomiale B(3,p) avec p=p(A)=52 :
p(X=k)=(k3)(52)k(53)3−k.
xip(X=xi)01252711255421253631258
(Vérification : 27+54+36+8=125.)
2.b)Espérance E(X).E(X)=np=3⋅52=56.
Problème (11 points)
Partie I
1) Le graphique ci-contre représente les courbes (Cg) et (Ch) des fonctions g:x↦x2 et h:x↦2lnx−(lnx)2 définies sur ]0,+∞[ dans un même repère orthonormé.
1.a) Justifier graphiquement que pour tout x∈]0,+∞[ : g(x)−h(x)>0.
1.b) En déduire que pour tout x∈]0,+∞[ : x22lnx−(lnx)2<1.
2.a) Vérifier que la fonction H:x↦xlnx−x est une primitive de la fonction x↦lnx sur ]0,+∞[, puis en déduire que ∫1e2lnxdx=1+e2.
2.b) En utilisant une intégration par parties, montrer que ∫1e2(lnx)2dx=2e2−2.
2.c) Résoudre sur l'intervalle ]0,+∞[ l'équation h(x)=0 et en déduire les deux points d'intersection de la courbe (Ch) avec l'axe des abscisses.
2.d) En déduire, en unités d'aire, l'aire de la partie du plan délimitée par la courbe (Ch), l'axe des abscisses, et les droites d'équations x=1 et x=e2.
Partie II On considère la fonction numérique f définie sur ]0,+∞[ par f(x)=x−x(lnx)2. Soit (Cf) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,i,j).
1.a) Vérifier que x→0+limf(x)=−∞ et donner une interprétation géométrique du résultat.
1.b) Montrer que x→+∞limx(lnx)2=0 (on pourra poser t=x), puis calculer x→+∞limf(x).
1.c) En déduire que la droite d'équation y=x est une asymptote oblique à la courbe (Cf) au voisinage de +∞.
2.a) Montrer que pour tout x∈]0,+∞[ : f′(x)=1−x22lnx−(lnx)2.
2.b) Montrer que la fonction f est strictement croissante sur l'intervalle ]0,+∞[ (on peut utiliser la question Partie I-1-b).
3.a) Montrer que l'équation f(x)=0 admet une solution unique α dans l'intervalle ]0,+∞[.
3.b) Vérifier que e−1<α<1 et montrer que lnα=−α.
3.c) Montrer que f(x)≤x, pour tout x∈]0,+∞[.
3.d) Montrer que y=x est l'équation de la tangente (T) à la courbe (Cf) au point d'abscisse 1.
4) Le graphique ci-contre représente la courbe (Cf) dans le repère orthonormé (O,i,j). Soit ϕ la restriction de f sur l'intervalle ]0,1].
4.a) Montrer que ϕ admet une fonction réciproque ϕ−1 définie sur un intervalle J que l'on déterminera. (Il n'est pas demandé de déterminer l'expression ϕ−1(x)).
4.b) Montrer que ϕ−1 est dérivable en 0 et que (ϕ−1)′(0)=2+2αα.
4.c) Recopier la courbe de ϕ et construire la courbe de ϕ−1 dans le repère (O,i,j).
Partie III Soit (un) la suite numérique définie par u0=e et un+1=f(un) pour tout n∈N.
1) Montrer par récurrence que 1<un pour tout n∈N.
2.a) Montrer que la suite (un) est décroissante. (On peut utiliser la question Partie II-3-c)
2.b) En déduire que la suite (un) est convergente.
2.c) Déterminer la limite de la suite (un).
Corrigé
Partie I : inégalités et calculs d'aires
g(x)=x2, \ h(x)=2lnx−(lnx)2 sur ]0,+∞[.
1.a)Justifier graphiquement que g(x)−h(x)>0 sur ]0,+∞[.
\begin{center}
\end{center}
Sur ]0,+∞[, la courbe (Cg) est strictement au-dessus de (Ch) : les deux courbes ne se rencontrent jamais. On lit donc directement g(x)−h(x)>0.
1.b)En déduire que x22lnx−(lnx)2<1 sur ]0,+∞[.
De g(x)−h(x)>0, soit x2−(2lnx−(lnx)2)>0, on divise par x2>0 :
1−x22lnx−(lnx)2>0⟹x22lnx−(lnx)2<1.
2.a)H:x↦xlnx−x est une primitive de ln, et ∫1e2lnxdx=1+e2.
H′(x)=lnx+x⋅x1−1=lnx. Donc H est une primitive de ln sur ]0,+∞[, et
2.c)Résoudre h(x)=0 et donner les points d'intersection de (Ch) avec l'axe des abscisses.
h(x)=lnx(2−lnx)=0⟺lnx=0 ou lnx=2⟺x=1 ou x=e2.
⇒ (Ch) coupe l'axe des abscisses en x=1 et x=e2.
2.d)Aire entre (Ch), l'axe des abscisses, x=1 et x=e2.
Sur [1,e2], lnx∈[0,2] donc h(x)=lnx(2−lnx)≥0. L'aire vaut
A=∫1e2(2lnx−(lnx)2)dx=2(e2+1)−(2e2−2)=4u.a.
Partie II : étude de f(x)=x−x(lnx)2 sur ]0,+∞[
1.a)x→0+limf(x) et interprétation.
Quand x→0+ : (lnx)2→+∞ et x→0+, donc x(lnx)2→+∞. Ainsi f(x)=x−x(lnx)2→0−(+∞)=−∞.
⇒ La droite x=0 (axe des ordonnées) est asymptote verticale à (Cf).
1.b)Montrer que x→+∞limx(lnx)2=0, puis x→+∞limf(x).
On pose t=x (t→+∞), donc x=t2 et lnx=2lnt :
x(lnx)2=t2(2lnt)2=4(tlnt)2t→+∞0,
car tlnt→0 (croissances comparées). Par conséquent
x→+∞limf(x)=x→+∞lim(x−x(lnx)2)=+∞.
1.c)En déduire que y=x est asymptote oblique en +∞.
f(x)−x=−x(lnx)2x→+∞0.
⇒ La droite y=x est asymptote oblique à (Cf) au voisinage de +∞.
2.a)Montrer que f′(x)=1−x22lnx−(lnx)2.
Méthode
On dérive x(lnx)2 comme quotient : u=(lnx)2, v=x.
(x(lnx)2)′=x2x2lnx⋅x−(lnx)2=x22lnx−(lnx)2, donc
f′(x)=1−x22lnx−(lnx)2.
2.b)Montrer que f est strictement croissante sur ]0,+∞[.
D'après la Partie I-1.b, x22lnx−(lnx)2<1 pour tout x>0, donc
f′(x)=1−<1x22lnx−(lnx)2>0.
⇒ f est strictement croissante sur ]0,+∞[.
\begin{center}
\end{center}
3.a)f(x)=0 admet une unique solution α sur ]0,+∞[.
f est continue et strictement croissante sur ]0,+∞[, avec 0+limf=−∞ et +∞limf=+∞. Elle réalise donc une bijection de ]0,+∞[ sur R, et 0 possède un unique antécédent.
⇒ f(x)=0 admet une unique solution α∈]0,+∞[.
3.b)Vérifier e−1<α<1 et montrer que lnα=−α.
f(e−1)=e−1−e−1(−1)2=e1−e<0 \ et \ f(1)=1−10=1>0. Comme f est croissante, e−1<α<1. [2pt] De plus f(α)=0⇒α=α(lnα)2⇒α2=(lnα)2⇒(α−lnα)(α+lnα)=0. Or α−lnα>0 (car lnx<x), donc α+lnα=0.
⇒ lnα=−α.
3.c)Montrer que f(x)≤x pour tout x>0.f(x)−x=−x(lnx)2≤0 (car (lnx)2≥0 et x>0).
⇒ f(x)≤x pour tout x>0 (égalité ssi x=1).
3.d)Montrer que (T):y=x est la tangente à (Cf) en x=1.
f(1)=1 et f′(1)=1−12ln1−(ln1)2=1. Donc (T):y=f′(1)(x−1)+f(1)=1⋅(x−1)+1=x.
⇒ (T):y=x.
4)ϕ : restriction de f à ]0,1].
4.a)ϕ admet une réciproque ϕ−1 sur un intervalle J.
Sur ]0,1], f est continue et strictement croissante, avec 0+limf=−∞ et f(1)=1 : ϕ réalise une bijection de ]0,1] sur ]−∞,1].
⇒ ϕ−1 est définie sur J=]−∞,1].
4.b)Montrer que ϕ−1 est dérivable en 0 et (ϕ−1)′(0)=2+2αα.
Comme ϕ(α)=f(α)=0 avec α∈]0,1], on a ϕ−1(0)=α. De plus f′(α)=0 (car f′>0), donc ϕ−1 est dérivable en 0 et (ϕ−1)′(0)=f′(α)1.
Méthode
On calcule f′(α) en remplaçant lnα=−α (question 3.b) dans f′.
(Cϕ−1) est le symétrique de (Cϕ) par rapport à la droite y=x.
\begin{center}
\end{center}
Partie III : suite (un) définie par u0=e, un+1=f(un)
1)Montrer par récurrence que 1<un pour tout n∈N.
Initialisation.u0=e>1. Hérédité. Supposons un>1. Comme f est strictement croissante et f(1)=1 : un+1=f(un)>f(1)=1.
⇒ Par récurrence, un>1 pour tout n∈N.
2.a)Montrer que (un) est décroissante.
D'après la Partie II-3.c, f(x)≤x pour tout x>0. En particulier un+1=f(un)≤un ; et comme un>1, l'égalité (qui n'a lieu qu'en 1) est exclue : un+1<un.
⇒ La suite (un) est strictement décroissante.
2.b)En déduire que (un) converge.
(un) est décroissante et minorée par 1 : d'après le théorème de la limite monotone, elle converge.