Cherchons s'il existe un réel k tel que AB=kAC. On remarque immédiatement que :
AB=−2AC
En effet, 2=−2×(−1), −2=−2×1 et 6=−2×(−3). Les vecteurs AB et AC sont colinéaires. Par conséquent, les points A, B et C sont alignés.
Exercice 2 : Droites parallèles
Énoncé
Déterminer si la droite D1 passant par le point A(1,0,2) et dirigée par le vecteur u1(2,−1,3) est parallèle à la droite D2 passant par le point B(0,3,−1) et dirigée par le vecteur u2(−4,2,−6).
Solution : Deux droites sont parallèles si et seulement si leurs vecteurs directeurs sont colinéaires. Comparons les vecteurs directeurs u1(2,−1,3) et u2(−4,2,−6) : On cherche un réel k tel que u2=ku1, ce qui conduit au système :
⎩⎨⎧−4=2k2=−k−6=3k⟹k=−2
Le coefficient k=−2 convient pour toutes les coordonnées. Les vecteurs u1 et u2 sont donc colinéaires. Ainsi, la droite D1 et la droite D2 sont parallèles.
Exercice 3 : Représentation paramétrique de droite
Énoncé
Soient les points A(2,−1,3) et B(0,4,1).
Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AB).
Le point C(4,−6,5) appartient-il à cette droite ?
Solution :
La droite (AB) passe par le point A(2,−1,3) et a pour vecteur directeur AB de coordonnées :
AB=0−24−(−1)1−3=−25−2
Une représentation paramétrique de la droite (AB) est :
⎩⎨⎧x=2−2ty=−1+5tz=3−2t(t∈R)
Le point C(4,−6,5) appartient à la droite (AB) s'il existe un réel t tel que :
⎩⎨⎧4=2−2t−6=−1+5t5=3−2t
Résolvons la première équation : 2t=2−4⟹t=−1.
Vérifions si la valeur t=−1 satisfait les deux autres équations :
Deuxième équation : −1+5(−1)=−6 (vrai).
Troisième équation : 3−2(−1)=5 (vrai). La valeur de paramètre t=−1 étant unique et cohérente, le point C appartient à la droite (AB).
Exercice 4 : Coplanarité de vecteurs
Énoncé
Soient les vecteurs u(1,2,0), v(0,−1,3) et w(2,3,3). Les vecteurs u, v et w sont-ils coplanaires ?
Solution : Les vecteurs u et v ne sont manifestement pas colinéaires (leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles). Les vecteurs u, v et w sont coplanaires si et seulement s'il existe deux réels a et b tels que :
De la première équation, on a a=2. De la troisième équation, on a b=1. Injectons ces valeurs dans la deuxième équation pour vérifier la cohérence :
2(2)−(1)=4−1=3
La deuxième équation est vérifiée. Le système admet une solution unique (a,b)=(2,1), donc w=2u+v. Les vecteurs u, v et w sont coplanaires.
Exercice 5 : Orthogonalité et produit scalaire
Énoncé
Soient les vecteurs u(2,−1,4) et v(3,2,−1) dans un repère orthonormé de l'espace. Calculer le produit scalaire u⋅v. Les vecteurs u et v sont-ils orthogonaux ?
Solution : Le produit scalaire de deux vecteurs dans un repère orthonormé est donné par la formule :
u⋅v=xx′+yy′+zz′
Calculons :
u⋅v=2×3+(−1)×2+4×(−1)=6−2−4=0
Le produit scalaire étant égal à 0, les vecteurs u et v sont orthogonaux.
Exercice 6 : Équation cartésienne de plan (Point et Vecteur normal)
Énoncé
Déterminer une équation cartésienne du plan P passant par le point A(1,3,−2) et admettant le vecteur n(2,−1,5) pour vecteur normal.
Solution : Comme n(2,−1,5) est un vecteur normal au plan P, l'équation cartésienne de P est de la forme :
2x−y+5z+d=0
où d∈R. Le point A(1,3,−2) appartient au plan P, ses coordonnées vérifient donc l'équation :
2(1)−(3)+5(−2)+d=0⟺2−3−10+d=0⟺−11+d=0⟺d=11
L'équation cartésienne du plan P est donc :
2x−y+5z+11=0
Exercice 7 : Plan défini par trois points
Énoncé
Soient les points A(1,0,1), B(2,1,−1) et C(0,1,2).
Démontrer que les points A, B et C définissent un plan.
Démontrer que le vecteur n(3,1,2) est un vecteur normal au plan (ABC), puis en déduire une équation cartésienne de ce plan.
Solution :
Les points A, B et C définissent un plan unique si et seulement s'ils ne sont pas alignés, c'est-à-dire si les vecteurs AB et AC ne sont pas colinéaires. Calculons leurs coordonnées :
AB=2−11−0−1−1=11−2etAC=0−11−02−1=−111
Les coordonnées ne sont pas proportionnelles (par exemple, xABxAC=−1 et yAByAC=1). Les vecteurs ne sont pas colinéaires, donc les points A,B et C définissent bien un plan.
Pour prouver que n(3,1,2) est normal au plan (ABC), il suffit de montrer qu'il est orthogonal aux deux vecteurs directeurs non colinéaires AB et AC :
n⋅AB=3×1+1×1+2×(−2)=3+1−4=0
n⋅AC=3×(−1)+1×1+2×1=−3+1+2=0
Le vecteur n est orthogonal à AB et AC, il est donc normal au plan (ABC).
L'équation du plan est de la forme :
3x+y+2z+d=0
Le point A(1,0,1) appartient au plan, d'où :
3(1)+0+2(1)+d=0⟺5+d=0⟺d=−5
L'équation cartésienne du plan (ABC) est :
3x+y+2z−5=0
Exercice 8 : Intersection droite-plan
Énoncé
Déterminer l'intersection de la droite D de représentation paramétrique :
⎩⎨⎧x=1+2ty=2−tz=−1+3t(t∈R)
et du plan P d'équation cartésienne 2x+3y−z−5=0.
Solution : Un point M(x,y,z) appartient à l'intersection de la droite D et du plan P si ses coordonnées vérifient à la fois la représentation paramétrique de D et l'équation de P. Injectons les expressions de x, y et z de la droite dans l'équation cartésienne du plan :
Il existe une unique valeur de paramètre t=2. La droite et le plan sont donc sécants en un unique point. Calculons les coordonnées du point d'intersection en remplaçant t par 2 dans la représentation paramétrique de D :
⎩⎨⎧x=1+2(2)=5y=2−(2)=0z=−1+3(2)=5
L'intersection de la droite D et du plan P est le point I(5,0,5).
Exercice 9 : Distance d'un point à un plan par projection
Énoncé
Soit le plan P d'équation cartésienne x−2y+2z−3=0 et le point A(1,2,9).
Déterminer une représentation paramétrique de la droite D orthogonale au plan P passant par A.
Déterminer les coordonnées du projeté orthogonal H du point A sur le plan P.
En déduire la distance AH.
Solution :
Le vecteur normal au plan P est n(1,−2,2). La droite D étant orthogonale à P, elle admet n pour vecteur directeur. Comme elle passe par A(1,2,9), sa représentation paramétrique est :
⎩⎨⎧x=1+ty=2−2tz=9+2t(t∈R)
Le projeté orthogonal H de A sur le plan P est le point d'intersection de la droite D et du plan P. Injectons les équations paramétriques de D dans l'équation de P :
Exercice 10 : Projeté orthogonal d'un point sur une droite
Énoncé
Soit la droite D passant par le point A(1,1,1) et de vecteur directeur u(2,1,−1). On souhaite déterminer les coordonnées du projeté orthogonal H du point M(3,4,0) sur la droite D.
Solution : Puisque H appartient à la droite D, il existe un réel t tel que ses coordonnées s'écrivent :
H(1+2t,1+t,1−t)
Le vecteur MH a pour coordonnées :
MH=(1+2t)−3(1+t)−4(1−t)−0=2t−2t−31−t
Par définition, H est le projeté orthogonal de M sur D si et seulement si le vecteur MH est orthogonal au vecteur directeur u de la droite, soit MH⋅u=0 :
Soit la droite D passant par A(1,0,1) et dirigée par le vecteur u(1,2,−1), et soit le point M(2,3,4).
Calculer la distance du point M à la droite D en utilisant le produit vectoriel.
Solution : 1. Calculons les coordonnées du vecteur AM :
Remarque (méthode alternative) : Le centre Ω de la sphère est le milieu de [AB], soit Ω(22+4,21−3,2−3+1)=Ω(3,−1,−1).
Le rayon vaut R=2AB=2(4−2)2+(−3−1)2+(1−(−3))2=24+16+16=236=3.
L'équation est (x−3)2+(y+1)2+(z+1)2=9⟺x2+y2+z2−6x+2y+2z+2=0, ce qui confirme notre résultat.
Exercice 14 : Intersection d'une sphère et d'un plan
Énoncé
Soit la sphère S de centre Ω(1,−1,2) et de rayon R=5, et soit le plan P d'équation cartésienne :
2x−y+2z+2=0
Calculer la distance d du centre Ω au plan P.
En déduire que le plan P coupe la sphère S selon un cercle C dont on précisera le rayon r.
Déterminer les coordonnées du centre H du cercle C.
Solution :
La distance du point Ω(1,−1,2) au plan P d'équation 2x−y+2z+2=0 est :
Puisque la distance d=3 est strictement inférieure au rayon R=5, le plan P coupe la sphère S selon un cercle C. Le rayon r de ce cercle est donné par :
r=R2−d2=52−32=25−9=16=4
Le centre H du cercle C est le projeté orthogonal de Ω sur le plan P. La droite D passant par Ω(1,−1,2) et orthogonale au plan P a pour vecteur directeur le vecteur normal au plan n(2,−1,2). Une représentation paramétrique de cette droite D est :
⎩⎨⎧x=1+2ty=−1−tz=2+2t(t∈R)
Le point H appartient à cette droite et au plan P. Injectons ces coordonnées paramétriques dans l'équation du plan P :